dimanche 17 mai 2026

« Mounlaidier, où il y a un horrible précipice, où on dit s’estre autrefois trouvé un dragon et une esclarboucle »

Présentation et localisation



Du donjon médiéval aux paillettes de Dalida : La saga de Montlédier

Si vous passez par le Tarn, près de Pont-de-l’Arn, vous ne pouvez pas rater la silhouette austère du château de Montlédier. Plantée au bord des gorges de l’Arn, cette forteresse n'est pas vraiment là pour rigoler : tours massives, ouvertures minimalistes et crénelages fiers. Bref, une architecture qui murmure gentiment : « Passez votre chemin ou sortez les boucliers ».

Pourtant, derrière ces murs de pierre, c’est une véritable saga familiale et religieuse qui s’est jouée pendant dix siècles. On part en exploration !

Les Villette : Seigneurs de fer et de foi

Dès le XIᵉ siècle, la famille de Villette (ou de la Villette pour les intimes) prend racine sur ce piton rocheux. Pendant des siècles, ils règnent sur la région. Mais au XVIᵉ siècle, l’ambiance se tend. Les Villette choisissent le camp de la Réforme.

Être protestant à l'époque, c’est aussi savoir recevoir : en 1562, ils "invitent" Claude d’Oraison, l’évêque de Castres, à séjourner au château. Seul détail : il était prisonnier. Une façon comme une autre de discuter théologie.

Le tournant des Dulac : Entre dévotion et politique

En 1692, Elisabeth de Villette épouse Jean Melchior Dulac. Ce mariage marque la fin de l'ère protestante pour Montlédier. Les Dulac sont catholiques et tiennent à le montrer. En 1757 est consacrée la chapelle que le marquis Dulac a fait bâtir  : une manière de remettre les points sur les « i » (et la croix sur le clocher).

Le marquis ne se contente pas de prier, il s'implique dans la vie locale et devient maire de Pont-de-l’Arn en 1819. On peut dire qu'à l'époque, la mairie avait un sacré cachet !

Des ruines aux projecteurs

Après que le dernier marquis Dulac, totalement ruiné, a vendu le château en 1874 à l’industriel Ferdinand Cormouls-Houlès, le destin de Montlédier prend un virage inattendu en 1962.

Transformé en hôtel de charme par Francis Sidobre, le vieux donjon voit passer des célébrités mondiales. Serge Lama, Jean Marais et même Dalida ont foulé les dalles de ce lieu où, quelques siècles plus tôt, on emprisonnait des évêques. On espère qu'ils avaient un meilleur service de chambre que ce pauvre Claude d'Oraison !

Et aujourd'hui ?

Après quelques années de sommeil dans les années 2010, Montlédier attend son prochain chapitre. Des projets de rénovation sont dans l'air pour redonner vie à ce géant du Tarn.

"Avis aux généalogistes : Si vous avez des ancêtres à Pont-de-l'Arn au XVIIIe siècle, il y a de fortes chances qu'ils aient aidé le Marquis Dulac à bâtir sa chapelle en 1757. Allez fouiller les registres paroissiaux de cette année-là !"

samedi 9 mai 2026

un nom de famille dur à porter !

 
Hier je suis allée me balader dans Toulouse et je suis tombée sur :  
le chemin Lanusse

J'ai donc cherché l'origine de ce nom pas banal....



À l’origine, bien avant les trottoirs, il y avait ici un grand domaine : des terres, des champs… et surtout un château. Un vrai. Il appartenait à un certain monsieur Lanusse, personnage respectable, riche, capitoul en 1669 et sans doute très attaché à l’idée que tout ce qu’il voyait lui appartenait.

Avec le temps, le domaine est découpé. Les champs deviennent des rues, les allées deviennent des axes de circulation, et le château disparaît, avalé par l’urbanisation.

Arrive alors le moment de nommer la rue. Plusieurs idées circulent… puis quelqu’un, sûrement pressé, tranche :
“On n’a qu’à l’appeler comme le gars qui avait tout ici.”
Et voilà. Simple, efficace.

Depuis, la rue porte ce nom. Et même si le château a disparu, il reste cette idée amusante : vous marchez peut-être sur un ancien bout de jardin de monsieur Lanusse… avant de finir, quelques centaines de mètres plus loin, dans le quartier des Trois-Cocus. 

Comme quoi, dans cette histoire, entre un propriétaire sûr de lui et une destination au nom douteux, il y a toute une progression. 

Et la plaque de cette rue est une des plus volées à Toulouse m'a dit le policier, me voyant sourire devant la plaque! 

Monique Biau

mercredi 29 avril 2026

Si Hautpoul m'était conté....



Chronologie des "Hautpoul"

==> Moyen Âge (XIe–XVe siècles)

  • XIe siècle : Apparition des seigneurs d’Hautpoul dans la Montagne Noire (près de Mazamet).

  • XIIe–XIIIe siècles : Participation des chevaliers d’Hautpoul aux Croisades.

  • XVe siècle :

    • Jean d’Hautpoul épouse Jeanne de Voisins, famille seigneuriale de Rennes-le-Château.
      👉 C’est cette alliance qui relie les Hautpoul aux terres de Rennes.


==> Renaissance & Ancien Régime (XVIe–XVIIe siècles)

  • XVIe siècle : Les Hautpoul se divisent en plusieurs branches, mais restent puissants dans le Languedoc.

  • François d’Hautpoul (†1700) devient seigneur de Rennes-le-Château.

    • Marié à Blanche de Marquefave (famille noble alliée aux Blanchefort).


==> XVIIIe siècle

  • Marie de Nègre d’Ables (1654-1781), mariée à François d’Hautpoul de Blanchefort, est connue comme la “marquise d’Hautpoul”.

    • Elle est enterrée dans l’église de Rennes-le-Château.

    • Son nom est lié aux mystères ésotériques du lieu, remis en avant plus tard avec l’affaire Saunière.


==> XIXe siècle

  • Georges d’Hautpoul (1787-1865) : Général de cavalerie, baron de l’Empire, puis pair de France sous la monarchie de Juillet.
    👉 Représente la continuité de la famille dans les milieux militaires et politiques.


==> XXe siècle et postérité

  • La famille subsiste encore dans certaines branches, mais elle est surtout connue aujourd’hui pour :

    • Son rôle dans l’histoire de Rennes-le-Château.

    • Ses alliances avec de grandes familles méridionales (Voisins, Blanchefort, Marquefave, Nègre d’Ables).


Monique Biau



dimanche 19 avril 2026

le saviez-vous ?

Sir John Harrington (souvent écrit “Arrington” par erreur) est surtout connu pour avoir inventé une des premières versions de la chasse d’eau moderne .

Son invention principale

  • En 1596, il conçoit un système de toilette avec réservoir d’eau.
  • Ce dispositif permet d’évacuer les déchets grâce à un mécanisme de chasse d’eau, similaire au principe utilisé aujourd’hui.
  • Il installe même un prototype pour la reine Elizabeth I.

Pourquoi c’est important

Avant lui, les toilettes étaient très rudimentaires (pots de chambre, latrines). Son invention a posé les bases des toilettes modernes, même si elles ne se sont généralisées que bien plus tard.

En résumé :


Sir John Harrington est considéré comme un pionnier des toilettes à chasse d’eau.

Toutefois, des historiens ont trouvé des traces de toilettes à chasse d'eau chez :

- les Minoens  ( 2700 - 1200 avant J.C.)

- les Egyptiens ( 3150 - 750 avant  J.C.),

- et les Romains (27 avant J.C. - 476 après J.C.)

Ce système est également utilisé dans les palais de l'Empire Mexica (empire Aztèque - 1519) avant même l'arrivée des Espagnols.


Comme quoi on n'a pas attendu que les anglais réfléchissent pour tirer la chasse ! 

 
(Je n'ai pas osé mettre d'image pour illustrer...vous voyez de quoi je parle ! 🚽)

Monique Biau

jeudi 9 avril 2026

MatchID   ???


MatchID : un outil numérique au service de la généalogie et de l’histoire familiale

À l’ère du numérique, la généalogie est devenue beaucoup plus accessible grâce à des outils comme MatchID. Cette plateforme permet de rechercher rapidement des informations dans les archives publiques, notamment sur les personnes décédées, sans passer des heures à consulter des registres.

Son utilisation est simple et intuitive. Pour commencer, il suffit de se rendre sur le site MatchID. Ensuite, l’utilisateur peut entrer les informations dont il dispose : 

  • nom, 
  • prénom, 
  • date de naissance, 
  • de décès ou lieu. 

Plus les informations sont précises, plus les résultats seront pertinents. Une fois la recherche lancée, MatchID affiche une liste de personnes correspondant aux critères. Il est alors possible de parcourir les résultats, de comparer les données (dates, lieux, identité) et d’identifier la bonne personne.

Pour affiner la recherche, il est conseillé de tester plusieurs combinaisons : par exemple, essayer avec ou sans prénom composé, varier l’orthographe d’un nom ou ajouter une commune. Cela permet d’éviter de passer à côté d’un résultat pertinent. Une fois une fiche trouvée, les informations obtenues (dates de naissance, de décès, lieu de résidence) peuvent servir de point de départ pour poursuivre les recherches dans les archives départementales ou les registres d’état civil.

MatchID s’appuie sur des sources fiables comme celles de l’INSEE, ce qui garantit une bonne qualité des données. Toutefois, l’outil présente certaines limites : il ne couvre pas toujours les périodes anciennes et les informations doivent être vérifiées et complétées par d’autres sources.

Malgré cela, MatchID reste un outil précieux pour débuter ou accélérer une recherche généalogique. Il facilite l’accès à des données autrefois difficiles à consulter et permet à chacun de retracer plus facilement l’histoire de sa famille depuis son ordinateur.


Monique Biau