lundi 16 février 2026

SOCFACE

C'est .....   

Le projet Socface : quand l’intelligence artificielle redonne vie aux recensements

Le projet Socface est l’un des projets les plus ambitieux menés en France autour des archives historiques. Il vise à exploiter, grâce à l’intelligence artificielle, l’ensemble des recensements de population français entre 1836 et 1936, soit un siècle d’histoire sociale.

Un trésor d’archives longtemps inexploité

Les recensements contiennent des informations précieuses : noms, prénoms, âges, professions, lieux de naissance, composition des familles. Jusqu’à présent, ces documents manuscrits étaient difficiles à exploiter à grande échelle. Socface change la donne en utilisant la reconnaissance automatique de l’écriture pour transcrire des millions de pages conservées dans les archives départementales.

Comprendre la société française sur un siècle

L’objectif du projet n’est pas seulement technique. En transformant ces documents en données exploitables, Socface permet aux chercheurs d’étudier l’évolution de la société française : mobilité sociale, migrations, urbanisation, métiers, structures familiales. Les individus peuvent même être suivis d’un recensement à l’autre, offrant une vision dynamique des parcours de vie.

Un intérêt majeur pour la généalogie

Pour les généalogistes, Socface représente une avancée considérable. À terme, les données produites seront accessibles au public, facilitant la recherche d’ancêtres, la reconstitution des familles et la compréhension du contexte de vie de nos aïeux. C’est un complément précieux à l’état civil et aux archives paroissiales.

Un projet au croisement de l’histoire et du numérique

Porté par des institutions de recherche et soutenu par l’État, Socface illustre la manière dont le numérique et l’intelligence artificielle peuvent enrichir la connaissance historique tout en valorisant le patrimoine archivistique.

Conclusion

Avec Socface, les recensements ne sont plus de simples documents figés, mais deviennent une source vivante pour comprendre les sociétés du passé. Ce projet ouvre de nouvelles perspectives, aussi bien pour la recherche scientifique que pour les passionnés de généalogie et d’histoire familiale.

M. Biau


mercredi 11 février 2026

On ne sait jamais tout ...

Quand l’ADN m’a fait voyager en Allemagne… sans bouger de ma chaise



Je croyais connaître ma famille sur le bout des doigts, jusqu’au jour où un test ADN m’a envoyé… en Allemagne. Oui, vous avez bien lu : un “match” génétique m’a relié à un parfait inconnu vivant là-bas.

Et moi, évidemment, je me suis demandé :

« Mais que diable a fait pépé pendant sa captivité en Allemagne ? »

Cependant il m’avait expliqué que les prisonniers français blessés étaient souvent hébergés dans des fermes allemandes lorsque le fermier était au front et qu'ils devaient travailler pour permettre d'alimenter le pays… 

Bien sûr, l’ADN ne m’a pas raconté ses anecdotes de captivité, ni s’il s’est mis à aimer le schnaps. Mais il a réveillé mon imagination et ouvert une nouvelle piste: peut-être que certains souvenirs familiaux sont encore là-bas, cachés derrière un accent ou un prénom oublié.

Depuis, chaque “match” génétique est pour moi un petit voyage : un pied dans le passé, un autre dans un autre pays avec un soupçon de mystère.

Un test ADN paraît anodin, presque technique, mais il peut ouvrir des portes insoupçonnées sur notre passé. Derrière des pourcentages et des résultats se cachent parfois des secrets de famille, des origines inattendues ou des vérités bouleversantes. On croit chercher des réponses, mais on n’est pas toujours prêt à affronter ce que l’on découvre.

Monique Biau


mercredi 4 février 2026

le cimetière c'est le paradis ! ...pour le généalogiste


Pourquoi les cimetières sont une vraie mine d'or pour les généalogistes  :

Quand on se lance dans la généalogie, on pense d’abord aux archives, aux registres paroissiaux et aux bases de données en ligne. Et pourtant… il suffit parfois de pousser la porte d’un cimetière pour faire de belles découvertes. Oui, les cimetières sont loin d’être de simples lieux de mémoire : ce sont de véritables archives à ciel ouvert.

Des indices sous nos yeux

En se promenant dans les allées, on trouve souvent bien plus que des noms et des dates. Les pierres tombales révèlent des liens familiaux, des professions, des origines géographiques, parfois même des petits morceaux de vie gravés dans la pierre. Autant d’indices précieux pour confirmer une branche ou débloquer une recherche qui stagnait.

Un excellent complément aux archives

Il m’est déjà arrivé de vérifier une date ou une filiation grâce à une tombe, alors que les registres étaient incomplets ou difficiles à consulter. Les cimetières sont particulièrement utiles pour les périodes récentes et les recherches locales. Et en plus, ils sont souvent accessibles librement.

En conclusion

Prendre le temps de visiter un cimetière, c’est ajouter une dimension très concrète et humaine à ses recherches généalogiques. Avec un peu d’observation — et beaucoup de respect — ces lieux silencieux peuvent devenir de précieux alliés pour reconstituer l’histoire de nos familles.

Monique Biau

dimanche 25 janvier 2026

L’ancêtre qui changeait d’âge plus vite que le temps

En généalogie, on apprend vite à se méfier des dates. Mais certains ancêtres semblent faire un pied de nez au calendrier… comme celui que j’ai rencontré au détour d’un registre.

Tout commence avec un arrière-arrière-grand-oncle parfaitement ordinaire. Acte de naissance trouvé sans difficulté, mariage repéré, enfants recensés. Un parcours presque trop simple pour être honnête. Jusqu’au jour où je consulte son acte de décès.

Là, surprise : l’homme est censé être mort à 92 ans.
Problème : d’après son acte de naissance, il n’en avait que 78.

Première réaction : j’ai mal lu. Deuxième réaction : le curé avait forcé sur le vin de messe. Troisième réaction (la bonne) : vérifier… encore et encore.

Je remonte les recensements. À chaque passage, mon ancêtre semble gagner de l’âge comme on accumule des points de fidélité :

  • 40 ans en 1872

  • 48 ans en 1876

  • 60 ans en 1881

Manifestement, le temps ne passait pas de la même façon pour lui que pour le reste de l’humanité.

Après plusieurs heures de recherches et quelques soupirs exaspérés, la vérité finit par apparaître. Il existait deux hommes portant exactement le même nom, nés à quelques années d’intervalle, dans deux communes voisines. Cousins éloignés, mêmes prénoms, même métier… et apparemment une passion commune pour embrouiller les généalogistes du XXIᵉ siècle.

Le clou du spectacle ?
J’avais fusionné leurs vies sans m’en rendre compte, créant un ancêtre hybride, capable de se marier deux fois la même année et d’avoir des enfants à un âge défiant toute biologie connue.

Depuis ce jour, je sais que si un ancêtre :

  • vit trop longtemps,

  • se marie partout,

  • ou travaille à 90 ans,

ce n’est pas un miracle… c’est une homonymie mal identifiée.

Moralité : en généalogie, quand quelque chose semble impossible, ce n’est pas l’Histoire qui délire… c’est nous.

Monique Biau

vendredi 16 janvier 2026

les généalogistes existent depuis le Moyen Age (env. l'an 475)

Avant l’époque moderne — et jusqu’au XIXᵉ siècle — plusieurs types d’acteurs pouvaient établir les arbres généalogiques de la noblesse, chacun avec des intérêts différents

Voici les principaux :

1. Les hérauts d’armes et rois d’armes (Moyen Âge – XVIIᵉ siècle)
Ce sont les premiers « spécialistes » de la noblesse.
Ils appartenaient à la maison du roi.
Ils s’occupaient des blasons, des titres, des cérémonies et vérifiaient les lignages nobles.

Leur intérêt : 
     - maintenir un ordre social clair,
     - éviter les usurpations de blason ou de titre,
     - organiser les tournois et cérémonies selon le rang

2. Les généalogistes professionnels 
À partir du XVIᵉ siècle, des érudits commencèrent à vivre de la généalogie.
Exemple célèbre : d’Hozier, famille de généalogistes officiels du roi.

Leur intérêt : 
     - réaliser des recherches historiques,
     - produire des preuves de noblesse,
     - être rémunérés par les familles nobles.

3. Les juridictions et administrations royales
Surtout sous Louis XIV (Réformation de la noblesse, 1666–1674).
L’État exigeait des preuves pour conserver les privilèges.
Les nobles devaient fournir quatre, voire huit quartiers de noblesse.

Intérêt du pouvoir : 
     - lutter contre les faux nobles,
     - percevoir davantage d'impôts (les roturiers ne pouvaient pas échapper à la taille)
     - mieux contrôler la société

4. Les ordres militaires et religieux
Par ex. : Saint-Jean de Jérusalem, Saint-Lazare, ordre de Malte.
Ils demandaient des preuves de noblesse pour entrer.

Intérêt : préserver le prestige et la pureté de l’ordre.

5. Les familles nobles elles-mêmes
Elles faisaient réaliser ou conserver :
     - arbres généalogiques,
     - livres de raison,
     - cartulaires familiaux,
     - arbres généalogiques.

explications :       contenu                         but                                   qui
Livre de raison :  journal familial et comptes - garder la mémoire et gérer les biens -  familles nobles, bourgeoises.
Cartulaire :  copies d'actes, chartes, titres     -   prouver droits et propriétés        -           abbayes, seigneurs, villes

Intérêts :
     - prouver leur ancienneté et leur prestige,
     - justifier des alliances matrimoniales,
     - gérer des successions ou des droits seigneuriaux.


En résumé

Les arbres généalogiques de la noblesse étaient établis par des hérauts d’armes, des généalogistes professionnels, des administrations royales, des ordres militaires/religieux, et les familles nobles elles-mêmes, principalement pour :
  • prouver leur noblesse,
  • défendre leurs privilèges,
  • éviter les usurpations,
  • affirmer leur prestige social.

Monique Biau

jeudi 8 janvier 2026

La Sorcière de la Récuquelle 

Quand le feu de la peur brûlait à Labruguière

La Récuquelle

Une histoire oubliée du Tarn

Aux confins de la Montagne Noire, près de Labruguière, dans le petit hameau de La Récuquelle, la rumeur raconte qu’une femme fut jadis livrée aux flammes.
Nous sommes en 1485, à la fin du Moyen Âge. 

L'histoire de Péronne Bachème, celle que l’histoire retiendra sous le nom de la sorcière de la Récuquelle.


Péronne Bachème : de guérisseuse à sorcière

Née vers 1450 à Burlats, Péronne s’installe à Labruguière après son mariage. Devenue veuve, elle vit modestement et soigne les habitants avec des remèdes à base de plantes, des décoctions et des prières.
Mais à cette époque, la frontière entre guérisseuse et sorcière est mince.

Quand une épidémie frappe le village et que quelques bêtes meurent mystérieusement, les soupçons se tournent vers elle. On murmure qu’elle parle seule la nuit, qu’elle connaît trop bien les plantes, qu’elle « fait des poudres ».


Le procès de 1485

Les archives du Tarn conservent le récit glaçant de son procès, mené par la justice seigneuriale sous l’autorité d’Antoine de Lautrec et du coseigneur de la Récuquelle, Jean Dalyère.

  • 15 mars 1485 : Péronne est arrêtée.

  • 3 et 4 mai : premiers interrogatoires, souvent sous la torture.

  • 6 juin : ses biens sont saisis et mis sous scellés.

  • 29 juillet 1485 : elle est condamnée à être brûlée vive au carrefour de la Récuquelle, accusée d’avoir pactisé avec le Diable.

Le rouleau du procès  : (cote E 187 aux Archives départementales du Tarn


La Récuquelle : un lieu marqué par la mémoire

Aujourd’hui encore, le lieu-dit de La Récuquelle existe, au sud de Labruguière.
Rien ne signale plus le bûcher d’autrefois, les archives locales évoquent qu’une croix se serait jadis dressée à l’endroit du supplice. Elle aurait disparu au XIXᵉ siècle lors du remembrement des chemins ruraux.


Une histoire de peur et d’oubli

L’affaire de la sorcière de la Récuquelle n’est pas unique. Entre le XVe et le XVIIe siècle, des centaines de femmes furent accusées de sorcellerie en Languedoc.
Elles étaient souvent guérisseuses, sages-femmes ou simples marginales.
Leur savoir faisait peur ; leur indépendance dérangeait.

Péronne Bachème, comme tant d’autres, a payé le prix de cette peur collective.


À chaque visite à Labruguière, en longeant les chemins qui mènent à la Récuquelle, on peut imaginer la silhouette d’une guérisseuse aux mains pleines d’herbes, regardant le ciel du Tarn et murmurant :

« Ce n’est pas moi qu’il faut brûler, mais votre peur. »

Elle avait des enfants, peut-être êtes vous un de ses descendants ? 

Ils portent le nom de son mari : Galibert

 

 

Monique Biau

jeudi 4 décembre 2025

Comme le dit La Bruyère : Tout homme descend d'un roi et d'un pendu

 


La généalogie, c’est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur qui on va tomber. En fouillant les branches de son arbre, on découvre parfois des cousins inattendus, qui vont du simple tisserand à la star internationale.

Prenez par exemple Maurice Chevalier et Édith Piaf : ces deux icônes de la chanson française étaient… cousins au 21ᵉ degré ! Leur lien remonte à un modeste tisserand lillois né en 1670, preuve que les grandes voix ont parfois des racines très humbles.

Mais ce n’est pas tout : Édith Piaf, par ses ancêtres normands, cousinait aussi avec le patineur Philippe Candeloro (19ᵉ degré) et même avec sainte Thérèse de Lisieux (14ᵉ degré). On passe du cirque au patinage et au paradis en quelques générations !

Dans un autre registre, Brigitte Bardot et Raymond Poincaré, président de la République, étaient cousins au 10ᵉ degré. Comme quoi, entre la politique et le cinéma, il n’y a parfois qu’un acte de naissance d’écart.

Et que dire de François Mitterrand, dont une aïeule issue de la petite noblesse du Poitou le liait à la reine Élisabeth II (31ᵉ degré). Par un autre ancêtre, un pâtissier à Limoges au XVIIᵉ siècle, il se retrouvait aussi cousin de Valéry Giscard d’Estaing (22ᵉ degré) !

Alors, en remontant vos branches, de qui allez-vous vous découvrir le cousin ou la cousine ?
De votre boulangère ?  Ou peut-être… d’Emmanuel Macron ?

La généalogie a ce talent merveilleux : elle rappelle que, quelque part, nous sommes tous un peu cousins.

Monique Biau

Référence : Généastar de Généanet

lundi 8 mai 2023

GénéalogieMazamet

 Bienvenue sur le blog de "Généalogie Mazamet"


Devant le succès de la journée "Portes Ouvertes" nous avons décidé de créer ce blog.





Tout d'abord Merci

merci pour votre présence à notre journée, merci pour l'intérêt que vous y portez. 

Et c'est pour cela que nous voulons partager avec vous, vous faire part de nos activités et vous dire 

pourquoi nous les faisons.


contact@apgm81.fr