L’idée de « pureté des races » ne résiste effectivement ni à l’histoire, ni à la généalogie, ni à la génétique.
Un brassage permanent des peuples
Le territoire de l’actuelle France a toujours été un carrefour. S’y sont succédés et mêlés :
- Les populations gauloises
- Les Gallo-Romains après la conquête par Jules César
- Les Francs
- Les Wisigoths
- Les Burgondes
- Les Vandales
- Et bien d’autres groupes encore
Aucune de ces populations n’a vécu en vase clos. Mariages, alliances, migrations, conversions religieuses et échanges commerciaux ont constamment mélangé les lignées.
La généalogie : un vertige mathématique
Plus on remonte dans le temps, plus le nombre théorique d’ancêtres explose.
Cela signifie que les lignées se recoupent sans cesse. Les arbres généalogiques s’entremêlent. À l’échelle de plusieurs siècles, les populations d’un même espace géographique deviennent profondément connectées.
Le cas des grandes dynasties
Les familles royales européennes illustrent parfaitement ce brassage.
Prenons Louis XIV : par ses ascendances espagnoles, il descendait des rois de Castille et d’Aragon, eux-mêmes issus de multiples unions avec des lignées ibériques, chrétiennes et musulmanes.
Il est historiquement établi que de nombreuses dynasties européennes comptent parmi leurs ancêtres l’émir omeyyade de Cordoue Abd al-Rahman III. Or celui-ci descendait lui-même de la lignée du prophète Mahomet par sa mère.
Une conclusion claire
M.Biau



